D’après plusieurs sources -dont le président de Facebook, Max Kelly- l’attaque serait liée à une manoeuvre destinée à faire taire un bloggueur géorgien surnommé « Cyxymu », comme la capitale de l’Abkhazie. Celui-ci dispose de comptes sur les principaux réseaux sociaux (Livejournal, Twitter, Facebook, etc.), au sein desquels il exprime une opinion très critique contre le régime russe dans la région.

Au moment où les regards se tournent donc vers la Russie comme origine de l’attaque, nous nous posons la question du véritable intérêt d’une telle opération de la part de Moscou. En effet, la vitrine offerte à cet individu suite à cette attaque est bien plus grande que les quelques heures d’indisponibilité de ces sites personnels : les médias du monde entier évoquent désormais cette affaire.

De plus, le modus operandi apparaît étrange : une campagne de spam invitant à visiter les sites de cet individu aurait été menée. Une telle manœuvre aurait peu de chances d’affecter réellement des architectures telles que Facebook sans des volumes de spams monstrueux, et sans un taux de clic non moins important.

Exemplaire de spam:

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From: « Givi » <cyxymu@gmail.com>
Subject: Visit my Blog!
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Hello.
Important message: Watch for ya!

http://www.facebook.com/cyxymu

Thanks for looking my Blog.


Regards
mailto:cyxymu@gmail.com
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L’attaque par un botnet semble bien plus crédible, mais l’origine de l’attaque sera difficile à confirmer dans un monde où la désinformation devient de plus en plus une arme géopolitique à part entière.